Les temps forts de cette campagne, les images marquantes, les phrases qui resteront - on les retrouvera dans quelques jours, rassemblés dans l'album souvenir de cette édition 2012 de l'élection, aux cotés de ceux qui auront marqué la campagne. Parmi eux, de vieux habitués, qui s'invitent à chaque élection : les instituts de sondage.
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En 2007 déjà, OpinionWays (à l'époque relativement nouveau venu sur le marché des instituts de sondage) faisait l'objet d'une polémique, entre études d'opinion facturées à l'Elysée alors qu'elles étaient publiées dans la presse et soupçons de chiffres "ajustés" en faveur de la droite en raison des amitiés des fondateurs de l'entreprise avec certains responsables politiques.
Aujourd'hui, alors que jusqu'à présent on parlait moins des sondages que par le passé, les voici de nouveau sur le devant de la scène. En cause, la surestimation du vote Mélenchon, qui était estimé à bien plus que son score de 11,1% et la surprise provoquée par le score d'une Marine Le Pen qui a encore été sous-estimée jusqu'au dernier moment.
Autrement dit, que l'on joue sur le Présimarché ou que l'on manipule les chiffres des derniers sondages, cela me fait l'effet d'enfiler le chapeau de l'apprenti sorcier du Fantasia de Disney.
Avec des marges d'erreur qui s'additionnent (puisqu'il ne reste plus que 2 candidats, et que toute erreur sur un candidat se reporte de facto quasiment à 100% sur l'autre), on voit vite comment les 7 points d'avance de F.Hollande peuvent n'en être que 2 ou 3 le jour de l'élection, voire disparaitre complètement. Une indication qui permet de mieux comprendre l'attitude des deux camps ces derniers jours.
Comme disent les américains, "the polls, you gotta love 'em !"*.
Restez branchés,
JPB
*"Ah, ces sondages - qu'est ce qu'on les aime"
par Malygosz